Déc 01

Newsletter du 1er décembre 2017

 

 

Le petit-déjeuner tech et équilibré

Vendredi 01 Décembre 2017, planète Terre
Hello ! En forme aujourd’hui ? Comme tous les vendredi, on se retrouve après le café pour papoter tech et actualité.

Au menu ce matin :

  • On discute un peu du futur du travail avec les machines qui nous remplaceront – ou non – au quotidien 🤖
Et en bonus :
Hop, à table !

La formule express_ L’actu en bref

« Wingardium leviosa » : levée de fonds de 200 millions de $ pour le futur Pokemon Go_

Niantic, l’éditeur derrière le phénomène mondial Pokémon Go, a levé 200 millions de $ (comme par magie) pour le développement de son futur jeu de réalité augmenté : Harry Potter Wizards Unite. Avec ce nouveau jeu, qui sortira en 2018, Niantic espère réitérer le succès de Pokémon Go qui a réuni au plus fort de sa popularité 100 millions d’utilisateurs mensuels et 1md$ de revenus en 7 mois (bien que l’engouement se soit avéré plutôt éphémère).

Simple comme bonjour : créer des app VR et AR avec Amazon_

Amazon a lancé Sumerian, un outil de création 3D proposé par Amazon Web Services et hébergé dans le cloud. Il ne nécessite donc aucun logiciel et est gratuit : l’utilisateur ne paie que l’espace de stockage qu’occupent ses projets dans le cloud d’Amazon.

L’idée d’Amazon Sumerian est de faciliter au maximum la création 3D pour la réalité virtuelle et augmentée, afin que les entreprises ne disposant pas des compétences nécessaires en interne puissent tout de même développer leurs applications AR et/ou VR.

Le principal atout de Sumerian est un éditeur de scènes 3D, avec la possibilité de scripter des interactions et de créer des effets spéciaux. A cela s’ajoute des bibliothèques d’objets préconstruits et des templates, auxquels peuvent bien sûr s’aouter des objets 3D importés (comme ceux de la bibliothèque Poly de Google dont on parlait récemment). Enfin, l’outil permet d’animer les personnages en 3D et même de les faire parler grâce à l’utilisation des services d’intelligence artificielle d’AWS (Amazon Polly – conversion de textes en enregistrements audios réalistes ; Amazon Lex – création d’interfaces conversationnelles).

Amazon rentre donc en concurrence frontale avec Unity, l’autre outil de création 3D polyvalent permettant le développement d’applications multi-plateformes. Et son ambition est d’atteindre une très large audience grâce à l’extrême simplification de ces outils normalement réservés aux créateurs et développeurs professionnels.



Ça plane pour moi : une application VR génératrice d’hallucinations_

« Hallucination Machine » : c’est le nom de l’application de réalité virtuelle mise au point par des chercheurs de l’Université du Sussex (UK). Passants à tête de chiens, oiseaux-cochons et tourbillons de diamants : ce sont quelques unes des créations de cette machine à hallucinations. Car oui, cette expérience VR n’est pas basée sur des effets spéciaux créés par l’homme mais sur des effets créés par l’algorithme Deep Dream, la « machine à rêves » développée par Google. Destiné à la base à la reconnaissance d’images, une utilisation dérivée de l’algorithme s’est avéré être un puissant créateur d’images psychédéliques hallucinogènes.

Quant à cette « Hallucination Machine », elle a avant tout été créée pour étudier les états modifiés de la conscience (EMC) avec l’avantage de n’être que virtuelle (et donc de ne pas affecter physiquement le patient). En effet, les hallucinations qui se produisent dans de tels états sont bien souvent difficiles à isoler des effets physiologiques dus à la prise de substances psychotiques (ou dus aux troubles). Première découverte des scientifiques : les hallucinations n’affectent pas la perception du temps, qui serait donc le fait de la prise des substances hallucinogènes.

Ci-dessous, un petit extrait des expériences hallucinogènes avec « Hallucination Machine », en vous souhaitant une bonne journée.



Maman maman regarde !_ Niji passe à la télé

Et cette semaine, David-Henri nous parle de food tech. Miam !



Des chiffres et d’la tech_ l’info qui compte

15%
C’est, selon McKinsey, le pourcentage des tâches qui seront automatisées d’ici 2030_

Demain tous remplacés par des robots ? C’est souvent la triste prophétie que l’on entend concernant les progrès de la robotique et de l’intelligence artificielle, qui finiront par nous rendre obsolètes dans nos métiers.

Si les inquiétudes sont nombreuses, les études sur le sujet le sont aussi. Et cette semaine c’est le cabinet de conseil McKinsey qui nous livre la dernière en date, avançant ce chiffre de 15% des tâches remplacées par les machines d’ici 2030. Cela entraînerait alors un changement forcé d’activité pour 14% de la main d’oeuvre mondiale. Pris comme tel, ce chiffre semble modeste, mais évidemment tout n’est pas si simple. On profite donc de l’occasion pour faire un petit point (incomplet) sur le futur du travail (voir la news ci-dessous).

La news dure à avaler_ Remplacé par des machines, sûrement, mais qui et quand ?

Le futur du travail, beaucoup en parlent et de manière plus ou moins alarmistes : est-ce que ce seront 10, 20, 30 voir 40% des métiers qui disparaitront ? Les analyses divergent, sans oublier que « l’automatisation intelligente » du travail (physique comme intellectuelle) touchera les différentes activités et pays très différemment, et c’est bien que ce montre l’étude McKinsey dévoilée cette semaine.

De fortes disparités entre les pays…

L’étude, qui porte sur 45 pays, détaille que l’automatisation touchera davantage les pays développés, tout simplement car le coût du travail humain y est bien plus élevé que dans les pays en développement.

  • En France, ce sont 21% des emplois qui seront concernés, soit 5,6 millions d’équivalent temps plein.
  • Au Japon : 26%, en Allemagne : 24%, en Chine : 16%, au Brésil : 14%, en Inde : 9%.
… et selon les activités

Les métiers les plus concernés seront sans trop de surprises les postes administratifs et les métiers physiques dits “prévisibles” (chaine de production à l’usine, préparation alimentaire en fast food, etc.).

En effet, dans ces métiers 80 à 90 % du temps de travail est théoriquement automatisable. Ces emplois là risquent bel et bien d’être détruits. Dans d’autres, seules 20 à 30 % des tâches seront affectées. La question sera alors de ré-allouer ce temps de travail à des tâches à plus forte valeur ajoutée.

Destruction créatrice

Toutefois, si certains emplois sont menacés, d’autres devraient se créer. C’est le principe de la destruction créatrice, théorisée par l’économiste Joseph Schumpeter au 20ème siècle et sur lequel s’appuie l’étude. Grosso modo, cette théorie stipule que l’innovation et le progrès technologique impliquent la destruction continuelle d’activités économiques, mais pour en recréer de nouvelles ensuite. « Le nouveau ne sort pas de l’ancien, mais apparait à côté de l’ancien, lui fait concurrence jusqu’à le ruiner », disait Schumpeter.

Et l’étude de McKinsey le souligne bien : si 14% des emplois seront voués à disparaitre, de nouvelles activités naitront également des progrès technologiques. Toute la complexité se trouve alors dans la transition entre la phase de destruction d’emplois et la phase de création de nouveaux.

Et la clé s’avère alors être la formation continue. Il est plus que probable qu’à l’avenir, changer deux ou trois fois de métiers dans une vie soit tout à fait normal. Le problème sera alors de gérer la transition entre deux activités, et la formation sera alors l’arme stratégique à maitriser pour les pays: la vitesse d’adaptation du capital humain sera la clé du développement à l’avenir. Pour les Etats, il sera alors vital de redéployer rapidement la population active concernée dans d’autres secteurs de l’économie ou d’autres métiers.

La difficulté de la mesure du moment où la machine dépassera l’homme

McKinsey n’est évidemment pas le seul à avoir essayé de quantifier la part des emplois qui seront effectués demain par des machines et intelligences artificielles. Cabinets de conseils et instituts de recherche s’y intéressent tous de près, et chacun y va de son analyse. Cette fois on parle de 15%, mais de nombreux autres travaux plus ou moins alarmistes existent. Pour n’en citer que quelques-uns :

  • En 2014, c’était le cabinet de conseil Roland Berger qui estimait que d’ici 2025, 20% des métiers en France seraient menacés par l’automatisation intelligente.
  • En 2016, c’était les experts de l’OCDE qui chiffraient à seulement 9% les emplois automatisables en France (+ 21% avec des changements significatifs).
  • En Janvier 2017, c’était le Conseil d’Orientation pour l’Emploi qui obtenait des résultats similaires avec moins de 10% des emplois présentant un risque d’automatisation (+ 50% d’emplois notablement ou profondément impactés).
  • Une des dernières en date et plus alarmante : celle du Future of Humanity Institute d’Oxford, qui affirme que dans 45 ans 100% tâches humaines seront effectuées par des machines. Le graphique obtenu est d’ailleurs un peu glaçant, détaillant le compte à rebours de divers métiers (opérateur téléphonique : 7 ans ; pop star : 12 ans ; chirurgien : 37 ans, etc.).

On voit donc bien que les études diffèrent toutes grandement. En cause : les différentes méthodologies et les différentes techniques de prospective utilisées.

Toutefois, envisager une approche par métier n’est pas forcément le plus pertinent. C’est ce que soutient la fondation pour l’innovation britannique Nesta, dans son rapport datant de Septembre dernier : The Future Of Skills in 2030.

Tout en admettant qu’environ 1/5 des métiers seront amené à régresser tandis que seulement 1/10 progresseront, le rapport adopte une perspective originale sur plusieurs points.

Premièrement, il souligne la grande difficulté à isoler l’impact de l’automatisation sur l’emploi de toutes les autres variables qui auront un impact futur, comme la démographie, les perspectives économiques, l’évolution environnementale, etc.

Deuxièmement, il adopte une approche centrée sur les compétences et non pas sur les métiers eux-mêmes, soulignant que chaque métier nécessite un mix complexe de plusieurs connaissances, compétences et capacités. Plutôt que d’identifier les métiers qui risquent de disparaitre, le rapport préfère identifier et classer les compétences clés qui survivront, et celles qui disparaitront. Ainsi, être stratège, la psychologie, la perception sociale ou encore l’originalité seront des compétences clés à l’avenir, tandis que la dextérité, la vitesse d’exécution ou encore le temps de réaction seront des compétences inutiles demain. Tout l’enjeu consiste alors pour les salariés eux-mêmes à faire évoluer leurs activités vers ces compétences clés et à re-designer leurs postes, qui ne disparaitront alors pas forcément. Le classement des compétences fournit par le rapport peut alors s’avérer utile.

Un mot pour la fin ?

Pas vraiment, tant il est difficile et hasardeux de conclure avec certitude sur un sujet aussi délicat. On espère simplement que ce rapide passage en revu ne t’as pas trop effrayé, et que demain tu auras encore un métier. Dans tous les cas, même les experts n’en savent finalement pas grand chose donc pas de panique inutile.

La news créa_ Et les DA dans tout ça ?

Coincidence ? Peut-être. Comme par hasard, Adobe a profité de notre sujet sur le futur du travail pour annoncer la future fonctionnalité de Photoshop CC : le détourage automatique grâce à l’intelligence artificielle. Cette fonctionnalité signer la fin de cette tâche fastidieuse qui ne sera bientôt plus qu’un mauvais souvenir (dommage quand même pour le concours annuel de détourage, on rigolait bien à l’agence en 2017).

En tout cas voilà un exemple de compétence qui disparait aujourd’hui avec la technologie (liée à la dextérité et la précision, cf. les compétences citées dans le sujet précédent qui disparaitront demain).

Voilà, c’est fini pour le petit dej’ d’aujourd’hui !

On te souhaite une bonne semaine et surtout un très bon weekend (plus que quelques heures, courage !).

Ah, et si tu as bien aimé cette newsletter, n’hésite pas à la partager ! (envoie les lien ci-dessous aux intéressés).

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About The Author

Arthur Le Menec, content Manager @Niji. Essaie actuellement de comprendre le monde 🤔