Oct 07

Comment marche l’IA ? Les puces derrière l’intelligence

Derrière l’intelligence artificielle et ses applications qui commencent à foisonner un peu partout, se cache des technologies bien souvent méconnues. Si l’IA est si intelligente aujourd’hui, c’est surtout grâce à la puissance des machines et de leur processeurs qui se décuple d’années en années et lui permettent de réellement imiter « l’intelligence« . A l’occasion de la sortie par Intel d’une puce spécialement taillée pour la recherche un intelligence artificielle, on en profite pour faire un petit tour d’horizon des puces dites neuromorphiques qui se cachent derrière l’IA.
Intel a annoncé cette semaine la sortie de sa puce neuromorphique Loihi prévue pour début 2018. Exclusivement dédiée à la recherche, elle sera mille fois plus économe qu’un processeur classique et près d’un million de fois plus rapide (notamment pour l’intelligence artificielle).

NeuromorQUOI ? On essaye de t’expliquer

Ces puces imitent le meilleur ordinateur du monde (qui a inspiré le nom de notre newsletter), à savoir le cerveau, et copient son architecture : nos neurones, organisés en réseau, communiquent via des synapses. Sans prétendre avoir tout compris, on peut vous dire que tout comme les neurones « biologiques », les neurones artificiels sont des micro-processeurs disposant de leur propre mémoire et capables de communiquer entre eux, en réseau. Ils sont donc capables de traiter des informations en parallèle (contrairement aux puces classiques qui fonctionnent de manière séquencée : les informations, des 0 et des 1, sont traitées les unes après les autres). Les puces neuromorphiques (ou neuronales) peuvent donc apprendre par elles-mêmes (reconnaissance visuelle, vocale, capacité d’apprentissage, de prédiction) et même de s’auto-régénérer. Rien que ça. Les domaines d’applications sont extrêmement variés, et ce type de puce permet d’accélérer énormément les applications d’intelligence artificielle. Pour info, la puce Loihi d’Intel n’est pas la première à voir le jour. En 2014, IBM dévoilait sa puce TrueNorth, plus performante que Loihi, et qui équipe aujourd’hui la plupart des ordinateurs de recherche en intelligence artificielle.

  • Loihi : 130 000 neurones et 139 millions de synapses
  • TrueNorth : 1 millions de neurones et 256 millions de synapses
  • Cerveau humain : 100 milliards de neurones et 1014 à 1016 de synapses. On a encore de la marge, mais bravo quand même à ces puces de quelques cm2.
Ca va toujours ? Pas trop indigeste ces explications ? Si tu n’es pas rassasié, c’est par ici.
…Et pour te la raconter à ton brunch de demain ?

La loi de Moore, ça te parle ? Un peu servies à toute les sauces, les conjectures de Gordon E. Moore, un des trois fondateurs d’Intel, suggèrent l’évolution exponentielle des capacités informatiques de nos ordinateurs – ou plus exactement des puces et semiconducteurs qui les composent. Pour être précis, elles supposent que le nombre de transistors présent sur une puce Intel double tous les 2 ans, pour un prix équivalent. Remarque pour briller : n’étant que des suppositions, on parle des conjectures de Moore et non d’une loi. En tout cas, ces suppositions s’avéraient jusqu’à présent être étonnamment vraies, et Gordon E. Moore a encore une fois vu juste avec l’apparition de cette nouvelle catégorie de puce.

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Arthur Le Menec, content Manager @Niji. Essaie actuellement de comprendre le monde 🤔